Edith Baumann : le défi d’une solitaire méconnue

Seule vingt-cinq jours contre l’Atlantique

Par Edith Baumann (1941- …. ), navigatrice

Préface du Commandant Bernard Waquet (1919-2008), Officier de Marine

Chez Flammarion, Paris, 1969.

Jusqu’alors étrangère au monde de la navigation au large, Edith Baumann concourt en 1968 à la troisième édition de la Transat anglaise, devenant ainsi la première femme au monde à tenter la traversée de l’Atlantique à la voile en solitaire.

En dépit des critiques de bon nombre de ses contemporains, cette jeune navigatrice de 27 ans part de Plymouth à bord d’un trimaran le 02 juin 1968, bien décidée à rejoindre les Etats-Unis. Cependant, après avoir essuyé une tempête, Edith Baumann est contrainte à l’abandon en raison d’une avarie matérielle à l’approche des Açores.

Dans cet ouvrage paru un an plus tard, la navigatrice nous fait le récit de son aventure. En voici le résumé tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

« Qu’allait-elle faire dans cette galère ? a-t-on dit d’Edith Baumann, cette jeune Allemande qui participa en juin dernier à la course transatlantique en solitaire et qui, au bout de vingt-cinq jours de mer, par suite d’une avarie, dut abandonner. Parce qu’elle était une femme, et la première à oser se mesurer avec les « champions » de la voile, on ne s’est pas privé de la moquer. Ni de critiquer son impréparation et aussi son bateau, le Koala III, un trimaran d’une conception révolutionnaire – et ces critiques visaient, à travers elle, son instructeur et le père du Koala III, le commandant Bernard Waquet. Courageuse, volontaire jusqu’à l’obstination, Edith Baumann met autant de passion, à rétablir la vérité, qu’elle en a apporté à préparer cette course.

Elle nous conte avec beaucoup de simplicité et son entraînement acharné pendant toute une année et les péripéties de la course qui la mena à 1300 milles de Plymouth, son naufrage dans la tempête et son sauvetage spectaculaire, le tout sans négliger le rôle tenu par sa petite chienne Schatz, compagne de sa traversée. Et si dans cette histoire elle se révèle parfois comme une « enfant terrible », on découvrira également en elle une jeune femme consciencieuse dans la poursuite de son entreprise en même temps qu’une navigatrice habile qui n’a pas fini de faire parler d’elle ».

Pour découvrir cette nouvelle pépite, rendez-vous au salon de l’espace littérature de la Grande Passerelle à Saint-Malo et cliquez ici pour écouter le témoignage d’Edith Baumann ! (Démarrez la vidéo à 14 min. 15 sec. )