Pourquoi cette double thématique qui se rejoint autour d’un nom d’auteur, Roger Vercel ? Parce qu’à Cancale, 2018 voit célébrer deux commémorations :

Cette année, pour la France et pour tous les pays engagés dans la première guerre mondiale, c’est évidemment la clôture des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. La Ville souhaitait rendre hommage à ses héros, en s’associant à la démarche du Musée, lieu central de la mémoire et de sa transmission aux jeunes générations Cette exposition se visite comme un saut dans l’Histoire, de façon chronologique.

C’est une exposition également placée sous le signe de l’émotion, puisque même si ce conflit s’est achevé il y a 100 ans, tout a été mis en œuvre pour rendre la visite actuelle et vivante : des objets personnels de Cancalais ayant participé au conflit, ainsi que des costumes militaires d’origine, prêtés par un collectionneur passionné, viennent enrichir la lecture d’un travail minutieux des historiens locaux. Cette exposition invite au recueillement lors de la lecture de ceux qui sont tombés pour la France, mais également à une prise de conscience de la fragilité et du prix d’une paix âprement gagnée.

Cancale en 14-18 et Roger Vercel. Exposition 22 juin au 7 octobre 2018.
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Le deuxième volet de l’exposition, voit commémorer un anniversaire plus local, mais dans une œuvre internationale. Cette année nous célébrons les 70 ans du roman « La caravane de Pâques » de Roger Vercel.

Le lien avec la précédente exposition est double puisque Vercel a pris part aux batailles de l’Yser, de Champagne, de la Somme. Puis, sous-lieutenant, et désigné pour l’armée d’Orient, il participa aux attaques finales, aux marches victorieuses à travers l’Europe, qu’il a décrites dans une trilogie balkanique, et dont le volet central fut honoré du Goncourt 1934 : « Capitaine Conan ».     Les textes de Vercel seront mis en valeur par un autre célèbre témoin de l’Histoire, Mathurin Méheut. Enfin, rappelons que le roman de « La Caravane de Pâques » s’inspire de faits réels, et ce, en 1916, forcément influencé par la Grande Guerre. Ce roman, volet cancalais de l’œuvre d’un des plus grands écrivains de la mer et des marins, est un vibrant hommage à ce qui fait toujours l’image de Cancale : ses huîtres, ses laboureurs de la mer et ses femmes de caractère.