PepiteMoisMars2018

Le secteur patrimoine continue de dévoiler les trésors du fonds des Récollets, collection la plus ancienne (du XVème au XVIIIème siècle) conservée à la Médiathèque. Pour faire écho au Printemps des Poètes, nous avons choisi de vous présenter ce mois-ci un livre de Clément Marot (1496-1544) édité et imprimé à Paris en 1549. 

Les œuvres de Clément Marot, de Cahors, vallet de chambre du Roy

Chez Guillaume Le Bret, Paris, 1549.

Ouvrage en deux parties qui contient à la fin du volume :

Cinquante deux Pseaumes – Chez Pierre Gaultier, Paris, 1549.

Reliure plein chagrin vert du XVIIème siècle, dos orné à fleurons dorés.
Tranches dorées. Format In-18°.
Collection du fonds des Récollets de la Médiathèque – N°30.

La première édition des Œuvres de Clément Marot est imprimée à Lyon chez Dolet et chez Gryphe en 1538.

 

Clément Marot naît à Cahors en 1496. Formé par son père (lui-même poète auprès d’Anne de Bretagne) à la poésie et à la rhétorique, il entre comme valet de chambre et secrétaire au service de Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er et future reine de Navarre. Il succède à son père auprès du Roi François 1er et fréquente les milieux humanistes ainsi que les cercles évangéliques.

L’œuvre de Marot est entièrement en vers. Il s’agit essentiellement de poésies profanes, notamment les Opuscules (comprenant le poème de L’Enfer), les Elégies, les Epîtres , les Epigrammes, les Complaintes de l’adolescence.

Nous présentons ici le poème allégorique  Le Temple de Cupidon extrait de son œuvre L’Adolescence clémentine (1532).

« Sur le printemps, que la belle Flora

Les champs couverts de diverse flour a,

Et son ami Zéphyrus les évente,

Quand doucement en l’air soupire et vente,

Ce jeune enfant Cupido, dieu d’aimer,

Ses yeux bandés commanda défermer,

Pour contempler de son trône céleste

Tous les amants, qu’il atteint et moleste. (…) »

Clément Marot est considéré comme un précurseur de La Pléiade, le grand mouvement littéraire de la Renaissance française.