La valeur n’attend pas le nombre des années. Cette maxime est inscrite dans les gènes de l’archiviste qui conçoit tout document comme étant archives dès sa création. Il est toutefois des documents de l’histoire ultra-contemporaine qui ravivent cette réalité.
Dans les jours qui ont suivi le 11 janvier 2015, le débat archivistique a tourné autour de la question de ce qu’il fallait conserver, ou au moins échantillonner, de la masse des écrits déposés à travers la France entre le 7 et le 11 du mois à la suite des attentats parisiens. A Brest, la réponse est venue à l’équipe des archives : les mairies de quartier ont recueilli, sur des livres d’or, les libres écrits de tout un chacun et les ont aussitôt versés aux archives.

Ecrits d’adultes ou d’enfants, émotionnels, indignés, pacifistes, tristes, couvrant le panel des réactions d’un moment, éphémère dans sa durée, historique dans son aura.
En ce mois des Journées européennes du patrimoine, dont le thème est, cette année, le patrimoine du XXIe siècle, ces 6 livres d’or ont un écho particulier. Ils seront présentés au public brestois les 19 et 20 septembre à l’hôtel de ville de Brest lors d’une exposition commune aux bibliothèques et aux archives de Brest, ainsi qu’au Centre de Recherches Bretonnes et Celtiques de l’Université de Bretagne Occidentale.
Nous étions archivistes, nous sommes devenus Charlie.

Livres d'or des mairie de Quartier de Brest, janvier 2015, Archives de Brest
Livres d’or des mairies de quartier de Brest, janvier 2015, Archives de Brest

Hugues, Brest, Archives municipales et métropolitaines

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